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Sète Agglopôle, le départ de Marseillan de l’office de tourisme intercommunal sème la zizanie !

todayoctobre 1, 2025 4

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Bouzigues, jeudi 25 septembre.

Le conseil communautaire de Sète Agglopôle Méditerranée a été le théâtre d’un vif débat autour d’un sujet sensible : le départ de la ville de Marseillan de l’office de tourisme intercommunal (OTI).

Une décision déjà actée depuis le mois de juin, mais qui a ressurgi avec force lors de la séance, mettant en lumière les tensions entre logique communautaire et volonté d’autonomie municipale.

Une restitution de compétence qui divise

Le point 37 de l’ordre du jour semblait anodin : il s’agissait de valider la restitution de la compétence tourisme à Marseillan, récemment érigée en « station classée de tourisme ».

La loi « Engagement et proximité » permet en effet à une commune bénéficiant de ce statut de reprendre la gestion de son office de tourisme.

Présidant la séance, Loïc Linares a présenté le dossier avec prudence et neutralité, insistant sur le strict respect du cadre légal.

Mais très vite, l’ambiance s’est envenimée.

Pour certains élus, ce retrait affaiblit la stratégie touristique intercommunale, déjà fragile face à la concurrence d’autres territoires méditerranéens.

Ils craignent une perte de cohérence et une dilution de l’image globale de Sète Agglopôle, alors que le tourisme constitue un pilier économique majeur.

Souveraineté municipale contre intérêt collectif

Du côté des défenseurs de la décision marseillanaise, l’argument central repose sur la souveraineté locale.

Marseillan, forte de son attractivité et de son label, revendique la maîtrise directe de son développement touristique et des retombées économiques qui en découlent.

Pour eux, la commune doit pouvoir valoriser son identité propre, sans dépendre d’une structure intercommunale jugée parfois trop centralisée autour de Sète.

Un signal politique

Au-delà du simple cadre administratif, ce départ envoie un signal politique.

D’autres communes classées pourraient être tentées de suivre l’exemple marseillanais, ce qui fragiliserait encore davantage la construction intercommunale.

Plusieurs élus ont dénoncé une logique « chacun pour soi », quand d’autres y voient au contraire un retour légitime de compétences au niveau local.

Une fracture révélée

La séance de Bouzigues aura donc mis en lumière une fracture persistante : celle entre un projet de territoire porté par l’intercommunalité et la volonté des communes de préserver leur autonomie.

Si la décision de Marseillan est désormais actée, elle laisse derrière elle un climat tendu et une question ouverte : jusqu’où l’équilibre entre coopération communautaire et indépendance municipale peut-il tenir sans se fissurer ?

Écrit par: PremiumRadio

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